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Pierre Gassin, a Kerkennien de coeur (Portrait)

AA/Kerkennah/Fatma Ben Dhaou

Tout a commencé avec un pincement au cœur. a declic. « The premiere was, if there’s a pincement within the coronary heart, that is the explanation why », confies Pierre Gassin, comfortably assis chez-lui, dans son salon-bureau où livres et images occupent l’espace, donnant à l’endroit une ambiance cozy presque familière. A coup de foudre, Kerkennah? “Ah oui … plus qu’un coup de foudre”, glisse-t-il avec une voix calme, zen, à peine audible.

In October 2000, when the skilled photographer arrived in Djerba, one other island of southern Tunisia, he arrived firstly of the endroit. Il est donc revenu six mois après. L’année d’après, il est revenu quatre fois, puis huit fois une année plus tard et al fin par s’installer à mi-temps à Djerba pendant une douzaine d’années … Mais la belle histoire entre le photographe et son île d’adoption s’est arrêtée là pour incompatibilité d’humeurs. It appears that evidently with the endroits, it’s with the individuals. Passée l’étincelle de de la première rencontre et la fougue du regard neuf, the suite is a query of compatibility. « Djerba est un peu trop conservatrice à mon goût », laisse-t-il échapper à mi-voix. Après Djerba, l’envie de pérégrinations emmené Pierre jusqu’à Sfax, une ville où on lui a dit de ne pas y aller -mais il ne faut by no means say ceci à un photographe à l’œil curieux, ça le «titille» -. Puis un beau jour, de jeunes photographes amateurs, rencontrés lors d’une exposition, l’ont invited à Kerkennah qu’il ne connaissait pas. « En repartant j’ai un pincement au cœur … ça c’est très mauvais signe », note-t-il, sourire aux lèvres. Pierre a, quant même choisi de continuer son bonhomme de chemin. Il est revenu à Sfax – «en pensant come to Kerkennah mais je n’y venais pas assez souvent», dit-il-, puis he a posé bagages pendant quelque temps à Bab Mnara, en plein cœur de Tunis. A voyage initiatique? Peut-être bien. As a result of la boucle soit bouclée, il a fallu qu’Ahlem Ghayaza, une amie poétesse que venait au terme de la gestation de son premier recueil de poèmes inspiraré de Kerkennah fasse appel à lui pour la couverture de son livre de ella… puis pour le Free. « Puis, je me suis établi ici… Le livre, c’était un pretexte », avoue Pierre. Of this collaboration between a poet with a fleur de peau and {a photograph} with a passionate regard, there’s a magnificent free guide with 4 mains: Felouques.

– « I gave again the façon de vivre de mes grands-parents »

Dans sa maison kerkennienne, un rez-de-chaussée avec une magnifique terrasse et une vue imprenable sur la mer, Pierre a tout ce qu’il faut pour être en perpétuelle symbiose avec son environnement : son materials photograph, ses livres qui lui tiennent compagnie , un chien, l’odeur d’iode et plein d’épices pour concocter de bons plats.

Pour pouvoir arriver à la maison alors que nous étions perdus au milieu de nulle half et qu’il faisait nuit, nous avons dû solliciter l’aide d’un kerkennien. Et c’est au bout d’une petite ruelle longeant la plage à Ouled Yaneg que nous avons fini par apercevoir Pierre debout dans sa spacieuse véranda him, à quelques mètres à comb de la Méditerranée.

Il ventait ce soir-là, comme il vente toujours à Kerkennah et le hurlement du vent conjugate au calme plat et à l’infinie obscurité que drapait la mer nous donnait une drôle de sensation -presque de l’appréhension- alors que le maître des lieux nous recevait sur le perron.

« I am again ici le côté calme, placide, qu’on avait en province dans les années 60-70 … I am again la façon de vivre de mes grands-parents … Ce n’était pas la même faith, c’est la seule différence , mais il ya une liberté où les femmes sont très autonomes, elles principal les familles … C’est matriarcal Kerkennah, ce que j’aprécie toujours … », dit-il, lui que ne tarit jamais d’éloges pour décrire son archipel tunisien . Pour ce natif de l’Isle-sur-la-Sorgue, an historic village of pêcheurs du Vaucluse, 80 km from Marseille, surnamed Venise Comtadine; Se poser à Kerkennah a sonné comme une évidence. I’ve seen dangerous days in Paris or I’ve created for 30 years the Heart de formation professionnelle and the IRIS artwork gallery dont il prit the creative course. Mais à l’Islois artiste dans l’âme, il manquait quelque selected. « Il me manquait la nature … J’ai vraiment besoin de nature(…) J’ai besoin de la marée, j’ai besoin du vent, j’ai besoin des nuages, j’ai besoin des oiseaux », murmure-t -Il alors qu’une attendrissante petite créature, une chienne de rue qu’il a adoptée, et qu’il s’amuse à appeler « Choupinette », prélassait à ses pieds. After that I’m put in, I by no means misplaced my faire and what was my fait de mieux: des expositions et des livres. Et quoi d’autre encore? « Marcher avec les chiens… il ya plein de chiens ici, c’est génial… Pêcher… Ramasser les coquillages…Ramasser des herbes marines (…) Il ya toutes les activités culturelles aussi… Il ya des concert events, des festivals, des eating places… ». Pierre dit même « overflowed ». «I feel you will come right here to take a peu le pied et puis pas du tout… Il ya des propositions que je ne peux même pas assurer… Je prends le temps de vivre appropriately »… Vivre appropriately, voilà la devise de Pierre. Chez lui, ça despatched bon la delicacies du terroir. It appears that evidently he was photographed avait in a restaurant dans une autre vie et parce qu’en bon Méditerranéen, he thought that the delicacies, c’est un mélange d’épices et de curiosité. Notre arrivée, alors que nous passions por la delicacies pour accéder au salon, le pla du jour que mijotait tranquillement sur la cuisinière nous a arraché a « que ça despatched bon ici » presque involontaire. Ça sentait vraiment merveilleusement bon.

« Je fais une purée de pommes de terre dans laquelle je vais mettre un peu de zammit (Mélange en poudre à base d’orge grillée et moulue, NDLR) … et je prépare un bourguignon au vinaigre de grenade … un ragoût on va dire plutôt avec des gombos et des carottes native followers, auquel je rajouterai aussi un peu de robb de dates (…) Un photographe c’est quelqu’un de curieux, un curieux professionnel …En delicacies, je fais la même selected », nous raconte- t-il.

-Se battre pour Kerkennah

Mais Kerkennah pour ceux qui en sont amoureux n’est pas uniquement un havre de paix or on s’imprègne du vrai pour ne pas passer à côté de la vie. Ce n’est pas uniquement là où «on arrival à avoir une harmonie d’ensemble très intense», as I instructed him if nicely Pierre. Kerkennah où l’eau monte-et c’est seen à l’œil nue-, où la pêche n’est plus ce qu’elle était et où certaines espèces se raréfient; est surtout un fight. Et c’est sa manière from him to Pierre d’appartenir à ce bout de terre. D’en faire partie. Se sent-il kerkennien ? « Je ne sais pas ce que c’est Kerkennien …Je suis très attaché à Kerkennah (…) Oui je suis vraiment attaché à l’endroit …Je me bats pour l’île (…) On essaye de sauver ce que l’on peut sauver ici … C’est very important pour la Méditerranée Kerkennah donc je me bats pour la Méditerranée, c’est ma tradition … J’appartiens à la Méditerranée donc je fais mon rôle, je fais mon devoir comme on dit en Tunisie », dit -il. Et des chantiers, il y en pas mal à Kerkennah. « A peu près tous les 15 jours, il ya des spécialistes scientifiques de toute la Méditerranée que viennent à Kerkennah (…) ll ya pas mal de chantiers de la Méditerranée pour des ONG que investissent ici pour essayer de planter la posidonie, sauver les grandes nacres, sauver la mer… ». It appears that evidently lastly «a photographe, c’est un témoin». He parole d’un photographe passionnément engagé.

Engagement oui, mais pas que. Kerkennah, c’est aussi là où on studying to voir d’un autre œil le contact avec l’autre. It appears that evidently cet autre, Pierre Gassin ne l’a subi. Il l’a choisi. Alors certes, sur cet archipel perdu, il «garde un peu son côté sauvage de him», however he by no means deprives himself of rencontres qui adoucissent le hurlement du vent. Et c’est d’ailleurs ce qui fait qu’il by no means felt coupé du monde. « Au bout du monde oui, mais on rencontre les gens qui ont envie d’être au bout du monde aussi … On n’est pas coupé du monde ici, on voit moins de monde, mais la qualité des rencontres est bien meilleure (… ) Il suffit d’avoir deux trois quatre individuals qu’on rencontre au cours de la journée …ça me suffit». A gorgeous lesson of life from the a part of an invested voyageur who succombed to the thought of ​​jeter l’ancre pour longtemps. « Je suis très bien … Je ne compte pas bouger avant un second (…) On a pas mal de projets de livres ici … J’en ai pour une bonne vingtaine d’années ici je crois ». They’re from him dernier livre de him que vient de sortir de l’imprimerie il ya tout juste quelques jours s’appelle «Dar et Borj… Mémoire de Sfax». Un bel hommage à la ville qui lui a montré le chemin.

En sortant de chez-lui, nous laissons Pierre absorbed à écraser ses pommes de terre cuites pour sa purée au zammit, alors que sa «Choupinette» nous regardait d’un œil curieux en attendant tranquillement sa half du ragoût. Moins de 24 heures plus tard, alors que le bac se renfermait derrière nous s’aprêtant à prendre le grande sur le chemin de retour vers Sfax, nous sentons un petit pincement au cœur. « Ça c’est très mauvais signe », nous avait dit un Islois de Kerkennah au pressentiment qui ne ment jamais.

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